Ce 29 janvier, Mélanie et Richard Schmidhauser ont accueilli sur leurs parcelles, soutenues en 2023 par le dispositif de la Communauté de Communes Le Grésivaudan et une visite-conseil de l’ADDEAR, les porteurs de projet intéressés par cette aide. C’était l’occasion pour ces porteurs de projet de connaître l’itinéraire historique et technique de la parcelle afin de réfléchir sur leur propre projet, ainsi que de poser des questions sur le dispositif.
Ce projet de réouverture a démarré en 2017, date à laquelle les premiers abattages de sapins ont eu lieu. Trois opérations de broyage ont été réalisées depuis 2019. Plusieurs opérations de désherbages chimiques avaient également été menées.
En tout début d’été 2023, via le dispositif, une opération d’abattage, dessouchage et broyage a été réalisée par une entreprise basée aux Adrets : environ 4 jours de travail avec une pelle araignée sur un peu moins de 2ha très pentus. La période charnière de fin du printemps est la période idéale pour attaquer les ligneux qui ont fait monter toutes leurs réserves pour le développement de leurs fleurs, fruits et feuilles, qui leur permettent ensuite de recréer des réserves énergétiques (grâce aux feuilles) ou de se reproduire (grâce aux fruits ou par des rejets racinaires plus tard dans la saison quand de nouvelles ressources énergétiques se sont constituées).
La prairie a été réensemencée dans la foulée avec notamment :
Richard et Mélanie pensent qu’un ensemencement en automne aurait peut-être pu favoriser une meilleure implantation du mélange car il a fait très sec après l’ensemencement. Ils attendent avec impatience le printemps 2024.
La valorisation de la parcelle a été envisagée de la manière suivante :
Des interventions sont envisagées pour finir le débroussaillage selon les besoins et un investissement dans un tracteur de pente d’occasion a été réalisé pour pouvoir être réactif.
Cependant, le broyage mécanique peut produire des effets rebond observables :
Grâce à l’expérience de l’ADDEAR nous avons rappelé les différents facteurs qui peuvent intervenir dans le maintien des milieux ouverts :
La stratégie doit être testée et questionnée sur le long terme.
« A l’image du temps que la forêt met à s’installer, le temps nécessaire à la reconquête ne doit pas être sous-estimé. »