Rencontre de députés et sénateurs à propos des projets d’installation de panneaux photovoltaïques au sol

Serres photovoltaïques devenues désertes - Photo de Frédéric Hauss


En juin les agriculteurs de l’ADABEL écrivaient une tribune pour se positionner contre tout projet de développement des énergies renouvelables sur les zones agricoles, naturelles ou forestières (consulter la tribune par ici). Celle-ci a été envoyée à tous les élus du territoire : communes, intercommunalités, députés et sénateurs.


Tous les députés et sénateurs ont accusé réception du texte et certains ont demandé à rencontrer l’ADABEL pour échanger sur la loi APER (accélération de la production d’énergies renouvelables) et son impact potentiel sur l’agriculture locale.

Ces rencontres, qui ont eu lieu en septembre et octobre, ont permis de discuter de plusieurs pistes d’action possibles :

 > intégration d’un volet foncier à la Loi d’orientation agricole (LOA), actuellement en première lecture au Sénat (suivre l’évolution du travail sur cette loi par ici)

 > expertise de la compatibilité entre agriculture et énergie dans le cadre de l’évaluation de la loi APER

 > émission d’un courrier par les parlementaires à l’ensemble des communes de leurs circonscriptions pour leur demander de ne pas favoriser l’installation du photovoltaïque au sol, que ce soit dans le travail d’élaboration des ZAENR (zones d’accélération des énergies renouvelables) ou bien dans les projets publics de développement du photovoltaïque. Par ailleurs, le département de l’Isère a mis en place un pack solaire pour aider les collectivités à développer le photovoltaïque sur les surfaces déjà artificialisées (voir ici).


L’enjeu pour l’ADABEL était de faire passer un message fort vis-à-vis de la souveraineté alimentaire du territoire comme écrit dans la tribune : « Sans sol vivant, il n’y a pas d’agriculture possible. Changer l’orientation des sols revient à sacrifier la capacité de production de nourriture sur le territoire. »


Elle reste mobilisée sur ce sujet et suivra de près les discussions au Sénat prévues en Janvier 2025.

Si ce sujet vous pose question, n’hésitez pas à contacter l’ADABEL pour échanger.