Avant tout, je fais connaître ma production aux chasseurs
L’Association de chasse agréée de votre commune (ACCA) sera votre principal interlocuteur pour diminuer la pression locale de la faune sauvage, donc vous gagnez du temps si vous avez déjà identifié votre ACCA !
Par ailleurs, si vous produisez des cultures à forte valeur ajoutée (maraîchage, petits fruits, verger, cultures spécialisée…), faites-vous répertorier auprès du service « dégâts » de la Fédération départementale de chasse de l’Isère (FDCI) en leur donnant le nom de votre exploitation, les parcelles cadastrales et les productions associées, et ce même si vous n’avez encore constaté aucun dégât.
contact : degats@chasse38.com – 04 76 62 61 32
En cas de dégât de ultérieur de grand gibier, cette déclaration vous évitera un abattement de 25% d’une potentielle indemnisation (justifié par le fait que votre production n’aura alors pas été prise en compte dans le plan annuel puisque inconnue de la FDCI).
Ce signalement permet de contribuer à l’évolution de la liste départementale des Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD, dit « ESOD de groupe 2 »), revue tous les 3 ans, afin que celle-ci soit la plus proche possible des espèces réellement nuisibles sur le terrain.
Pour les espèces présentes sur cette liste des ESOD du groupe 2 (corneille, renard, corbeau freux), les actions de prélèvements sur le terrain sont facilitées. Si le prélèvement ou le piégeage n’a pas lieu ou de manière insuffisante par votre ACCA, il vous sera alors possible de demander l’intervention des louvetiers départementaux. Cette demande peut se faire en ligne : https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/demande_intervention_louvetier_34
Si besoin, d’échanger sur le sujet du piégeage et du prélèvement, vous pouvez contacter la personne de la Chambre d’Agriculture missionnée sur le dossier Dégâts agrichasse38@gmail.com ou encore Hubert Avril élu référent du dossier au 06 80 41 24 24.
Attention, ce signalement ne vaut pas dossier de demande de prise en charge financière.
La fouine est sortie de la liste des ESOD groupe 2 en Isère en août 2026, possiblement par manque de signalement des dégâts. Il ne faut donc pas sous-estimer l’importance collective de chaque signalement !
2. Si le dégât a été causé par le grand gibier, je peux demander une indemnisation
Votre production est victime d’un dégât causé par le grand gibier (cerf, sanglier, chevreuil, mouflon ou chamois), après l’avoir signalé comme indiqué ci-dessus https://esod.chambres-agriculture.fr/signalement, rendez vous sur le site suivant pour le déclarer à la Fédération départementale de chasse : https://teledeclaration.chasseurdefrance.com/ et prétendre à une indemnisation de leur part.
Cette déclaration et le constat de l’expert qui en découle doivent être établis avant la récolte.
Attention, il faut bien y préciser l’ampleur du dégât car si vous en oubliez une partie « par facilité » lors de la déclaration, elle ne sera pas forcément prise en compte, même si elle est constatée sur le terrain.
Les dégâts causés par le petit gibier ne sont pas indemnisables : après l’avoir signalé, prenez attache auprès de l’ACCA pour qu’ils interviennent si l’espèce est une ESOD, ou qu’ils vous conseillent dans la prévention de récidive.
Et FINALEMENT… Comment prévenir un futur dégât de faune sauvage ?
En plus de prélever les ESOD et le grand gibier, votre ACCA peut éventuellement financer une partie de clôtures ou de postes électriques pour protéger votre production des dégâts, mais elle n’y est pas obligée ! Vous avez donc tout intérêt à entretenir de bonnes relations avec l’ACCA avant les dégâts, ou bien faire une formation piégeage, ou encore passer votre permis de chasse si vous hésitiez 😉
Vous pouvez aussi demander conseil pour la protection de vos productions aux techniciennes spécialisées de la Chambre d’Agriculture. Et surtout, diffusez les solutions efficaces que vous avez pu mettre en place auprès de vos collègues : des cheveux ou de la laine de mouton sur les clôtures pour éloigner les chevreuils à cause de l’odeur, un fauconnier pour effaroucher des corneilles…