UnE CUMA POUR BELLEDONNE ?

Beaucoup d’entre nous auraient besoin de matériel ponctuellement ou plus régulièrement sans pour autant pouvoir le porter de manière individuelle car trop coûteux et finalement peu utilisé. Le matériel de défrichement en est un bel exemple et c’est ce point d’entrée qui a amené un groupe d’éleveurs à creuser la piste d’une CUMA (Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole).

Un groupe d’une dizaine d’éleveurs de l’ADABEL et du GDA Cœur de Savoie se sont rendus à Beaufort le 3 Novembre dernier, pour visiter la CUMA du Beaufortain. Ils ont été accueillis par Nicolas Bochet, le président de la CUMA, qui leur a présenté la structure et permis de visiter le hangar où sont stockés les différents outils.

    
    
 

La CUMA a pour intérêt de rendre accessible financièrement des outils spécifiques et performants dont l’investissement ne se justifierait pas sur une seule exploitation. Le matériel d’entretien en pente raide notamment (broyeur forestier, robot de pente, tracteur surbaissé..), identifié comme un des leviers d’actions pour lutter contre l’enfrichement des espaces agricoles de montagne, est un matériel coûteux et peu rentable économiquement pour une exploitation individuelle.

Concrètement, un exploitant peut prendre des parts dans certains matériels mais pas tous en fonction de ses besoins. Il s’engage alors sur une utilisation minimum pour l’année ce qui permettra de calculer un taux d’utilisation et donc fixer un montant journalier à facturer aux utilisateurs. Plus un matériel est utilisé, moins il est cher à la journée.

Le choix de visiter la CUMA de Beaufort, forte de 50 années d’expérience et d’une organisation bien établie, permettait de se rendre compte des potentialités d’une telle structure.  Environ 40 matériels sont proposés aux 72 sociétaires de la CUMA, en libre usage pour certains outils classiques ou conditionnés à l’embauche d’un chauffeur à la prestation pour les outils plus fragiles. La CUMA possède également  un hangar sur la commune de Beaufort permettant le stockage de l’ensemble des matériels ainsi qu’un employé à temps partiel permettant d’assurer la maintenance et le suivi des outils.

Cette CUMA très bien rodée constitue une sorte d’idéal à viser mais pas forcément à vouloir copier dès le démarrage du projet. En effet une CUMA peut démarrer très petite avec un seul matériel et 4 exploitations (nombre minimum) puis ajouter les matériels au fur et à mesure des besoins et de l’entrée de nouveaux sociétaires. La structuration de la CUMA se fait alors en même temps qu’elle grossit. C’est ce que les exploitants présents envisageaient après la visite.

Non négligeable, le modèle CUMA permet de rendre l’achat de matériel éligible à des subventions inexistantes en individuel.

Et la suite ?

Suite à cette visite, un groupe de travail s’est constitué afin d’amorcer la création d’une CUMA pour Belledonne. Le projet est suivi par un animateur de la Fédération Départementale des CUMA. La prochaine étape pourrait bien être la rencontre avec une autre CUMA, plus petite et moins aboutie pour voir comment les sociétaires s’organisent entre eux pour le stockage du matériel, la gestion des plannings, l’entretien-réparation.

Cette réunion a permis de voir qu’une CUMA pouvait voir le jour très rapidement avec peu de risque si elle commence par un ou deux matériels, une première liste de matériels a été établie, l’achat du premier matériel permettra la création concrète de la structure qui ne demandera qu’à évoluer.

Tous les volontaires sont les bienvenus pour s’impliquer dans ce projet.

 

Si vous êtes intéressé par le projet de CUMA, n’hésitez pas à contacter l’animateur de l’ADABEL ou xxxxx ,  membre du Conseil d’Administration de l’ADABEL en charge de ce projet.